Aidants familiaux : comment éviter l’épuisement au quotidien ?

Accompagner un proche en perte d’autonomie n’est jamais chose facile, que vous le fassiez par amour, par devoir ou par solidarité. Entre les rendez-vous médicaux, la gestion administrative, les soins à prodiguer et votre propre vie à mener, il n’est pas rare d’aller jusqu’à l’épuisement mental et physique parfois. Vous vous sentez fatigué en permanence ? Vous avez du mal à trouver du temps pour vous ? Vous n’êtes pas seul. Voici nos conseils pour vous soulager en tant qu’aidant familial afin de prévenir le burn-out et préserver votre équilibre.

Reconnaître les signes de l’épuisement

Même si l’on dit souvent qu’il vaut mieux prévenir que guérir, parfois, le mal est déjà fait et il est bon d’apprendre à repérer les signes d’épuisement chez soi. Malheureusement, à vouloir être trop consciencieux, beaucoup d’aidants familiaux s’oublient eux-mêmes et le risque d’épuisement psychologique est bien réel.

Voici quelques indicateurs qui pourraient notamment vous alerter :

  • Une fatigue persistante,
  • Des troubles du sommeil,
  • Une irritabilité croissante,
  • Un sentiment de solitude.

C’est dans cette optique que certains dispositifs d’accompagnement comme Essentiel Autonomie ont vu le jour. Le but ? Avoir accès à des ressources solides pour vous accompagner au quotidien (aides financières, gestion du quotidien, choix des lieux de vie adaptés, conseils pour concilier vie personnelle et soutien à un proche…).

Être aidant familial peut s’improviser, mais pas toujours. Alors, autant se reposer sur les précieux conseils de personnes dont c’est le cœur de métier.

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Alléger son quotidien : des outils simples et concrets à adopter

Quand on est aidant, gagner en sérénité passe souvent par une meilleure organisation. Cela commence donc généralement par la mise en place d’un emploi du temps souple, mais structuré. Vous pouvez par exemple noter les tâches importantes, répartir les responsabilités avec d’autres membres de la famille (si c’est possible pour vous) et planifier des moments de pause. Si tout repose sur une seule personne, la fatigue devient malheureusement quasiment inévitable.

Pensez également à utiliser des outils pratiques en complément de cet emploi du temps bien réfléchi : des carnets de suivi et des alertes téléphoniques pour les médicaments par exemple.

Vous n’avez pas à vous souvenir de tout ! Ces petits gestes peuvent grandement soulager votre charge mentale au quotidien.

Une vraie place pour vos propres besoins

En tant qu’aidant, vous êtes attentif et répondez aux besoins d’une personne tierce, ce qui a parfois pour conséquence de prioriser les besoins d’un proche avant les vôtres.

Néanmoins, ce n’est pas un luxe de souffler, et encore moins un acte égoïste : c’est une nécessité. En effet, si vous êtes épuisé, vous ne serez plus en capacité de soutenir efficacement votre proche. Il est donc crucial d’aménager des temps de pause, même courts (aller marcher, prendre café avec un ami, s’accorder un moment de lecture…). Prenez du temps pour vous, votre vie d’aidant familial ne doit pas fusionner en intégralité avec votre vie personnelle.

Pour y parvenir, vous pouvez aussi vous reposer sur des dispositifs de répit pour aidants familiaux :

  • Accompagnateur pour des déplacements occasionnels (rendez-vous médicaux ou sorties du quotidien).
  • Accueil de jour, généralement rattaché à un EHPAD pour les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou de troubles apparentés.
  • Hébergement temporaire pour des périodes plus longues (quelques semaines).
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Les solutions se multiplient aujourd’hui pour vous permettre de souffler et d’éviter l’épuisement au quotidien. N’hésitez pas à vous renseigner via des plateformes spécialisées pour les aidants familiaux.

Sortir de l’isolement grâce à un réseau de soutien adapté

Nous l’avons cité brièvement plus haut, l’un des plus grands dangers pour les aidants familiaux, c’est le sentiment d’isolement. Or, parler, partager et écouter d’autres vécus fait parfois toute la différence.

N’hésitez pas pour cela à rejoindre des groupes de parole, des ateliers entre aidants familiaux ou des forums de discussion. Pouvoir échanger sur votre quotidien qui peut être atypique par rapport à celui de vos amis et de vos collègues peut vous aider à vous sentir moins seul et retrouver un peu de légèreté.

Être aidant, c’est un engagement admirable, mais ce n’est pas un devoir à assumer seul : aider un proche ne doit pas vous empêcher de demander de l’aide à votre tour. Loin d’être un aveu de faiblesse, c’est une preuve de lucidité pour préserver votre santé mentale, votre équilibre et votre vie personnelle qui vous permettra d’être un meilleur aidant auprès d’un proche. Prenez le temps de vous informer et de bien vous entourer. Car c’est aussi cela être un aidant familial responsable : savoir reconnaître ses limites pour mieux continuer à soutenir les personnes que l’on aime.

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